Plaisir à
Giraudoux
" L'uvre de Giraudoux, brouillée par
l'écume née des bouillonnements de ce temps,
va se déployer dans les années qui viennent à l'horizon
de l'an 2000 et montrer des contours plus nets qu'ils ne le furent du
vivant de l'auteur dans les fumées d'encens d'une gloire ambiguë".
Paul Guimard
Giraudoux ? Tiens !...
Sous ce titre, il y a dix ans, Paul Guimard consacrait un petit livre
perspicace de 173 pages à " un jeune homme qui vous veut
du bien " - Jean Giraudoux [1].
Il est toujours d'actualité, car jusqu'à aujourd'hui,
l'auteur de La Guerre de Troie n'aura pas lieu reste pour le plus grand
nombre un écrivain " connu " dont on n'a pas lu les
uvres, un homme public dont on ignore l'action [2].
Ceux qui le connaissent associent d'emblée Giraudoux au théâtre.
Non sans raison. Ses pièces, fruits d'une constante et amicale
collaboration avec Louis Jouvet et sa troupe, avaient fait les beaux
soirs des scènes parisiennes de l'entre-deux-guerres : Siegfried,
Amphitryon 38, Intermezzo à la Comédie des Champs-Elysées,
Tessa, La Guerre de Troie n'aura pas lieu, Ondine à l'Athénée.
Dans Paris libéré, le triomphe de La Folle de Chaillot,
couronna un parcours théâtral exemplaire. Recourant aux
mythes - antiques, bibliques, germaniques - Giraudoux avait su allier
l'illusion théâtrale à la magie du langage. Pour
affirmer la beauté de la vie quotidienne face aux sollicitations
de l'étrange, de l'inhumain. Pour célébrer l'amour
éternellement fou et dire le couple toujours menacé. Pour
aborder des questions de brûlante actualité : relations
franco-allemandes en 1928, judéité et élection
divine en 1931, traditions et innovations de l'enseignement en 1933,
paix menacée par les chauvinismes en 1935, justice intégrale
en 1937, apocalypse en 1943, spéculations et uniformisation du
monde en 1945. Loin des facilités du boulevard, ce dramaturge
- sous les patronages de Racine et Shakespeare - avait réussi
à redonner à notre théâtre un langage, une
dignité, une fonction civique [3]. Pour le plus
grand plaisir du spectateur.
Par delà nos frontières, les pièces de Giraudoux
ont depuis été traduites et jouées - de la Suède
aux États-Unis, de la Pologne à Cuba, en hébreu,
en japonais, jusqu'en Nouvelle-Zélande. Dans les dernières
décennies de nouvelles dramaturgies avaient cependant porté
de l'ombre sur ce théâtre jugé trop verbal, trop
" littéraire ". Quelques metteurs en scène audacieux,
assez inventifs pour retrouver le sens profond du texte, ont récemment
démontré que les pièces de Giraudoux - Ondine relue
par François Rancillac, Électre par Gérard Desarthe
- intéressent, touchent, émeuvent de nouveaux publics.
L'on comprend mieux quels bouleversements cette uvre
a, en son temps, accomplis et préparés - et pourquoi Jean-Luc
Godard à plusieurs reprises dans ses films cite Giraudoux.
Plusieurs titres sont devenus des classiques du XXe
siècle. Électre a été inscrite en 1997-1998
au programme du baccalauréat, et en 1998-1999, " le mythe
antique dans le théâtre contemporain " a maintenu
sur le devant de la scène scolaire française les pièces
" à la grecque " de Giraudoux. Pour des plaisirs insoupçonnés...
Certains - jusque parmi les enseignants - ont pu montrer à l'égard
de ses textes une défiance, parfois préconçue [4].
D'autres, dans les jeunes générations, découvrent
fascinés cette Électre - même lors de représentations
tronquées, imparfaites. À la lecture, ce texte, pourtant
exigeant, retient leur attention, suscite leur curiosité. Par
le rythme de la langue, la richesse et la fantaisie des images. Par
la profondeur des thèmes, la pertinence et l'actualité
des questions.
Plaisir pour les spectateurs. Plaisir pour les lecteurs.
Plaisir de lire Giraudoux... dans ses romans. Cet auteur de théâtre
célèbre est aujourd'hui encore un romancier méconnu.
Gide salua ses Provinciales, Philippe Soupault admira son École
des indifférents ; et Proust faisait de lui " le nouvel
écrivain ". De Simon le Pathétique à Choix
des élues, Giraudoux a publié une dizaine de romans. Récemment
Florence Delay [5], Natacha Michel [6]
ont écrit leur intérêt pour ces romans étranges,
" essentiels ".
Souvent ils portent des noms de femmes - Bella, Églantine, Suzanne
et le Pacifique, Juliette au pays des hommes -, parlent de femmes, et
quelquefois même, au féminin. Ils parlent aussi d'hommes,
Simon le Pathétique ou Siegfried, l'amnésique franco-allemand,
Jérôme Bardini ou Fontranges : d'une certaine manière,
ils ressemblent à leur auteur - né le jour de la Saint-Narcisse
- comme dans un miroir ou à la surface d'un étang des
visages dédoublés en images jumelles [7].
L'univers de Giraudoux - village remémoré du Limousin,
île d'un Pacifique rêvé ou métropole dans
l'Amérique amie - ne se limite pourtant pas aux adultes ; il
donne aux enfants, à l'enfance une place, un rôle privilégiés.
De plus, sur cette planète giralducienne foisonnent, familiers
ou exotiques, animaux, plantes et arbres en une perpétuelle recréation
du monde... Parfois même on y rencontre Dieu, tantôt dérisoire
(sur le champ de courses à Chantilly dans Combat avec l'ange),
tantôt terrifiant (l'Abalstitiel séducteur de Choix des
élues).
Héros et lecteurs ensemble y éprouvent des moments de
plaisir - ceux de l'intelligence et ceux des sens -, retrouvent parfois
le bonheur pur et l'innocence édénique. Mais ils découvrent
aussi la solitude, l'orgueil - cette " nausée devant la
création " -, les pulsions de fuite, obsessions et neurasthénie.
Giraudoux n'ignore, ne tait ni la misère, ni le deuil et encore
moins la mort. Dans ses romans comme sur scène, il est progressivement
passé - suivant en cela la pente fatale de son époque
- des teintes pastel de Marie Laurencin aux tons sombres de Vuillard,
de l'idylle provinciale à la tragédie, de l'aurore encore
prometteuse à une apocalypse sans fin.
Plaisir de lire Giraudoux - de découvrir ses
récits de guerre, méconnus : Lectures pour une ombre,
Adorable Clio, si personnels [8]. En 1914-18, il combattit
vaillamment sur la Marne, puis aux Dardanelles, mais c'est avec pudeur,
sans pathétique, qu'il dit - en poète refusant de mettre
en mots l'horreur de la guerre - ses marches en Alsace, les réveils
de la Marne, la fraternité du front, les combats sur la côte
turque, la mort de ses compagnons. Blessé et malade, il fut envoyé
pour d'importantes missions au Portugal et à Harvard : il a décrit
cette Amica América qui préparait ses soldats à
intervenir dans la guerre européenne. Plus tard, partisan de
la politique de Briand et de Berthelot, rêvant d'une Europe réconciliée,
Giraudoux a voulu comme Hector empêcher qu'un nouveau conflit
n'éclate sous de vains prétextes, pour des slogans chauvins,
des provocations bellicistes. Mais par ailleurs, il s'est demandé,
dans Électre, si la perversion du pouvoir, l'expiation d'un crime
ne justifiaient pas le châtiment des coupables, ne fut-il possible
qu'au prix de morts innocentes... dans une aurore sanglante, mais purificatrice
!
Plaisir de lire les " essais " de Giraudoux. Il avait été
un écolier modèle, un lycéen presque parfait à
Châteauroux, un normalien accompli. De ces années d'école
il garda - avec le goût du canular et un intérêt
pour les expériences pédagogiques - la passion des sports
: football, rugby, tennis, course, natation. Mais aussi la connaissance
des mythologies anciennes, une ouverture sur l'Allemagne, rare en France,
et surtout un goût infini pour les mots, les images, pour la langue,
pour la " littérature " [9] et une
familiarité certaine avec l'écriture : plaisirs qu'il
communiquait sans retenue à ses lecteurs.
Ses analyses portent sur les écrivains admirés - La Fontaine,
Racine, Marivaux, Laclos, Nerval, Claudel, Proust -, sur le théâtre
ou le cinéma. Chroniqueur sportif, il publie des maximes sur
les bienfaits du sport [10]. En citoyen actif plus
qu'en homme politique, il médite sur la place de la femme dans
la société [11], les grands travaux
nécessaires à la France, l'urbanisme dans la cité.
La diversité des engagements de cet " écologiste
" (avant le mot) qui défendait les espèces en péril,
fonda la Ligue urbaine et rurale, fut l'ami de Le Corbusier [12]
, n'est pas l'aspect le moins surprenant chez ce diplomate du Quai d'Orsay
: il ne fit pas sa carrière dans les ambassades étrangères,
mais s'engagea, par ses conférences aux Annales et ses articles
dans Marianne ou Le Figaro, dans une profonde réflexion sur l'avenir
de la France. En écrivain, qui réclamait les " Pleins
Pouvoirs " pour l'imagination [13] .
Grâce à la vigilance de Jean-Pierre Giraudoux et aux multiples
travaux de spécialistes français et étrangers,
l'auteur de Suzanne et le Pacifique, des Cinq Tentations de La Fontaine,
de Pleins Pouvoirs retrouve progressivement sa juste place sur les rayons
des libraires. Dans la série du Livre de Poche [14]
, dans les collections de classiques scolaires et universitaires, dans
la Bibliothèque de la Pléiade [15] .
Régulièrement depuis un quart de siècle les Cahiers
Jean Giraudoux publient correspondances inédites, uvres
de jeunesse, dossiers thématiques, variantes et interviews peu
accessibles [16] . De récentes thèses
universitaires, les actes de colloques tenus en France, en Turquie,
au Québec ou en Syrie [17] jettent de nouveaux
éclairages sur cette uvre complexe. Pour mieux goûter
dans Giraudoux les plaisirs du texte - et devenir un " giralducien
" expérimenté !
" Comment peut-on être giralducien ? " se demandent
souvent ceux qui ne le sont pas (encore?).
Serait-ce par une faiblesse -coupable évidemment - pour cette
" préciosité " qu'on a reprochée à
la prose de Giraudoux [18] ? Le " Petit cours
de morale " tiré de Suzanne et le Pacifique qu'Arthur Honegger
a mis en musique, le montre bien : Giraudoux de fait a " le style
d'un moraliste qui batifole et croise un poète ". Et Dominique
Noguez développe sa remarque : " C'est Mme de La Fayette
rencontrant M. de La Fontaine, La Rochefoucauld rattrapé par
Voiture. Et qui donne un humaniste doublé d'un humoriste, Camus
rencontrant Félix Fénéon."[19]
Précieux, Giraudoux ? Comme " l'or dans la nuit, la rose
dans la neige [20]".
Ne serait-on pas plutôt giralducien par quelque état d'esprit
- voire de grâce ? Celui qu'ont éprouvé et partagé,
à la représentation, à la lecture de Giraudoux,
Jean Paulhan, Claude Roy, Chris Marker, François-Régis
Bastide, Jean-Louis Curtis, et au soir d'un beau dimanche Jorge Semprun
[21] . Avec beaucoup d'autres : Louis Aragon, à
la fin de l'été 1944, abandonnant ses réticences
antérieures, saluait en Giraudoux qui venait de mourir : "
Le voici immortel, comme la France, et Bellac, et ce peuple qui ressemble
à Claudel, à Vuillard, à Jean Racine, à
Jean Giraudoux, et qui, comme eux tous pour Épinal, a les yeux
couleur des épées."[22]
" Nul moyen, sinon par barbarie, de résister au sourire
de Giraudoux. " En écho à la phrase de Gide [23],
mise en exergue à son vigoureux " Pro Giraudoux ",
l'écrivain italien Gesualdo Bufalino avoue : " Si ce n'est
pas vraiment par barbarie, c'est sûrement par dédain et
par impatience que nous avons péché contre Giraudoux,
nous l'avons congédié beaucoup trop vite. Sans écouter
une seule des raisons de son sourire, nous obstinant au contraire à
le lui reprocher comme le chef d'accusation le plus solide et le plus
évident."[24]
Ce sourire - que nous pouvons retrouver - n'est ni celui de l'ange de
Reims, ni celui de la Joconde. Il est bien plutôt celui, teinté
d'humour et de mélancolie, de l'Apollon de Bellac, " le
dieu de la beauté " même, qui vous vernit, "
et vous émeut, et vous oppresse ", mais qu'on ne voit qu'en
fermant les yeux [25] .
De plaisir.
Guy TESSIER
1 Giraudoux
? Tiens !..., Grasset, 1988.
2 Nommé Commissaire
général à l'information par Daladier en juillet
1939, Giraudoux prononça à la radio jusqu'en 1940 ses
" Messages du Continental " pour dénoncer la guerre
hitlérienne (Cahiers Jean Giraudoux, n° 16, Grasset, 1987).
Klaus Mann écrivait dans le journal américain The Nation
du 16 décembre 1939 : " L'idée de donner 'Pleins
pouvoirs' à un écrivain et à un ami déclaré
des Allemands, dans une heure si critique est proprement française
: intelligente, un peu capricieuse, au demeurant très sage. Car
il est sage de ne pas se mettre au niveau d'un ennemi dont on ne pourrait
ni ne voudrait surpasser l'inventive vilenie ni la stridente rhétorique
du mensonge. " (Cahiers Jean Giraudoux, n° 26, Grasset, 1998).
3 " Si le rôle du théâtre est
de faire un peuple qui tous les matins se réveille joyeux à
l'idée de jouer sa partie dans l'État, le moindre rôle
d'un État serait de faire un peuple qui tous les soirs soit dispos
et mûr pour le théâtre. " (L'Impromptu de Paris,
sc. 4, Théâtre complet, Pléiade, p. 721).
4 " Chacun a bien le droit d'aimer
ou de ne pas aimer Giraudoux, à sa manière, à condition
de l'avoir lu " - rappelait fort justement Paul Guimard qui ajoutait
: " Se contenter d'aimer ou de ne pas aimer l'idée qu'on
se fait de Giraudoux à travers quelques morceaux choisis ou fragments
de critiques est évidemment nigaud puisque l'idée qu'on
croit se faire n'est rien d'autre qu'une idée toute faite, le
contraire, en somme, d'une idée qui naît d'un travail de
l'esprit. " Et de conclure : " il est une malédiction
pire que d'ignorer Giraudoux, c'est, le connaissant, de le mésestimer.
" (Giraudoux ? Tiens !..., Grasset, 1988, p. 98 et 172).
5 " En affirmant avec sa rêveuse modestie
qu'il est 'un Messie pour trois ou quatre phrases' il rivalise avec
la création ", in " Sur le front du bonheur : Jean
Giraudoux ", La Séduction brève, Gallimard, 1997,
p. 137-162.
6 Natacha Michel, Giraudoux : le roman essentiel, collection
Coup double, Hachette-Littérature, 1998.
7 " Et si la psychologie de Giraudoux, inscrite
au cur de la tradition française (La France sentimentale
!) était autre chose qu'un produit dérivé du narcissisme
? Ne serait-ce pas la première, la plus authentique et la plus
déconcertante psychologie du sujet ? " (André Job,
Giraudoux-Narcisse - Genèse d'une écriture romanesque,
Presses universitaires du Mirail, 1998).
8 Pour lire les récits de guerre et les essais,
en attendant un (incertain) quatrième volume dans la Bibliothèque
de la Pléiade, on se reportera aux volumes séparés
publiés chez divers éditeurs.
9 C'est le titre qu'il a donné à son volume
d'articles paru en 1941. On y ajoutera les textes recueillis dans Or
dans la nuit (Grasset, 1969).
10 Voir son volume Le Sport (Grasset, 1977) et les
Cahiers Jean Giraudoux, n° 12, " Le chroniqueur sportif "
(Grasset, 1983).
11 En féministe ? S'il était de son époque,
Giraudoux n'en a pas moins, dans trois conférences données
à l'université des Annales, abordé le statut des
femmes dans la France contemporaine : " Contre cet abus sournois
qu'on fait des femmes et cette dévalorisation qu'on veut leur
imposer, les féministes ont évidemment raison de mener
une campagne ardente " reconnaît-il (La France et la Française,
Gallimard, 1951, p.127).
12 Voir les Cahiers n° 22, " Jean Giraudoux
et le débat sur la ville, 1928-1944 " (Grasset, 1993).
13 " De cette politique, faut-il souligner l'actualité
? Qu'il s'agisse d'immigration, de 'politique de la ville' ou d'écologie,
plutôt que de prêter attention à quelque bateleur,
nous ferions mieux de lire, humblement, Giraudoux. Bien sûr il
n'a pas échappé aux 'confusions de l'époque'. [...]
Du moins, loin de se soustraire au monde réel, s'est-il efforcé
de lui coudre un monde imaginaire, de l' 'aviver'. Tel était
selon lui, la mission de l'écrivain dans une époque 'barricadée
et obtuse et angoissée et enceinte', dans une 'France close'
; il s'en est acquitté avec beaucoup de lucidité et la
plus grande dignité. " Pierre d'Almeida conclut ainsi sa
Préface à De Pleins Pouvoirs à Sans Pouvoirs (Julliard,
1994). Auparavant réfutant les accusations de 'racisme' et de
'collaboration', depuis quelques années insidieusement diffusées,
il rétablissait les faits et redressait les jugements - après
Paul Guimard, Dominique Noguez et autres spécialistes.
14 Quatorze titres de Giraudoux sont actuellement inscrits
au catalogue. Il faut y ajouter un Théâtre complet dans
la Pochothèque.
15 Sous la direction de Jacques Body sont parus un
Théâtre complet (1982) et deux volumes consacrés
aux uvres romanesques et cinématographiques complètes
(1990 et 1994).
16 Les Cahiers Jean Giraudoux, préparés
chaque année par l'Association des Amis de Jean Giraudoux (Université
François Rabelais à Tours), paraissent chez Grasset.
17 Voir le catalogue de la Société internationale
des études giralduciennes / SIEG (Université Blaise Pascal
à Clermont-Ferrand).
18 Le général de Gaulle reconnaissait
" immédiatement un imbécile à trois clichés
: la douce France ; le réalisme de Balzac... et la préciosité
de Giraudoux ". Cité par Pierre de Boisdeffre dans Cahiers
Jean Giraudoux, n° 11, Grasset, 1982.
19 " La dernière couche du palimpseste
: le style de Giraudoux " in Jean Giraudoux et l'écriture
palimpseste, Paragraphes, Université de Montréal, 1997,
p. 68.
20 " Portraits de la Renaissance ", 1943.
Repris dans Or dans la nuit, Grasset, 1969, p.230.
21 Voir " Correspondance Paulhan-Giraudoux ",
Cahiers Giraudoux, n° 23, Grasset, 1995 ; C. Roy, " L'inspecteur
de la vie ", in Moi, je, Gallimard, 1969 ; Chris Marker, Giraudoux
par lui-même, Seuil, 1952 ; " Le Siegfried 78 de F.-R. Bastide
", Cahiers Giraudoux, n° 27, Grasset, 1999 ; J.-L. Curtis,
" Allocution ", Cahiers Giraudoux, n° 20, Grasset, 1991
; J. Semprun, Quel beau dimanche !, Grasset, 1980.
22 " Giraudoux et l'Achéron ", in
Confluences 35, Lyon, septembre-octobre 1944.
23 Gide, " Jean Giraudoux, Provinciales ",
in La Nouvelle Revue française, n° 5, juin 1909.
24 Postface à Susanna e il Pacifico, traduzione
e nota di Gesualdo Bufalino, Palerme, Sellerio, 1980.
25 L'Apollon de Bellac, sc. 9, Théâtre
complet, Pléiade, Gallimard, 1982, p. 943.