Littérature & philosophie
Littérature et philosophie, question pleine des pièges
du et, espace vide ou trop plein, espace vague et même vieil espace
d’une très ancienne question. Dans le monde grec le plus
ancien pour aller vite (mais il faudrait ralentir), et depuis un point
de vue qui recule vers ce monde en vue de penser le présent,
celui de Nietzsche par exemple dans Le Livre du philosophe (1873-75),
s’est postulée et se postule encore une ancienne unité
de la poésie et de la philosophie. Ou peut-être leur mixte,
leur mélange, mais en tout cas se dessine bien là, historiquement,
une légitimité de leur rapport. Observable dès
l’histoire de ce monde grec lui-même, ce rapport évoluerait
vers une distinction, une séparation, une spécialisation.
S’ensuivent des formes de relation possibles où se manifeste
la différenciation des deux instances, interrogation essentielle
sur la nature de l’art qui exhausse un point de vue qui interroge
en demandant qu’on interroge (Socrate), interrogation défiante
et qui relègue (Platon) ou logique et spécifiante sur
le « poétique même » (Aristote). D’un
autre côté, proche de nous, Hermann Broch jetait un cri
furieux pour décrire un état de choses sinistre qui n’est
pas sans rapport avec ce qu’une époque peut contenir de
destruction : « La morale c’est la morale, les affaires
ce sont les affaires, la guerre c’est la guerre et l’art
c’est l’art. » Broch n’ajoute pas et la philosophie
c’est la philosophie, mais cela pourrait s’entendre au sein
d’un même diagnostic où la séparation des
sphères économique, politique, éthique et artistique
est la figure d’un désastre. S’il n’y a que
des affaires dans les affaires, c’est bon pour les affaires, mais
s’il n’y a dans l’art que du « plaisir esthétique
», c’est-à-dire ce qu’Ingeborg Bachmann identifiait
dans une formule admirable à un « moyen préventif
contre l’art », alors tout est nul et non avenu. Pour autant
que l’art tient à l’éthique et au politique,
il touche à ce que la philosophie peut penser par ailleurs, pour
autant qu’elle même ne se sépare pas de l’éthique,
du politique et de l’art. Diversement légitime le rapport,
variablement légitime, mais légitime. Une des voies pour
apprendre quelque chose sur un moment historique.
Entre littérature et philosophie, toutes les figures d’une
pluralité de rapports peuvent alors se décliner, qui toutes
disent et redisent qu’on ne les sépare pas sans dommage
: extraire le philosophique du littéraire, ou encore braquer
l’attention sur les conditions discursives de l’énoncé
philosophique et montrer qu’il a lui aussi une poétique,
qu’il relève d’une énonciation propre, ou
encore indiquer les limites entre lesquelles se livre la furieuse bataille
autour de l’instance détentrice de la vérité
(la philosophie et son questionnement de l’œuvre ou le surhaussement
de l’art comme vérité dans le romantisme allemand),
ou bien même aussi indiquer que la « philosophie fuit ce
qui fait honte » et que la littérature récupère
cet étrange et excessif dépôt (Michel Surya, L’Imprécation
littéraire). Les figures peuvent (et doivent) se croiser —
ainsi la pensée à extraire de la littérature ne
peut l’être que si on la pense nécessairement modifiée,
transformée par l’enveloppe et la force de langage qui
sont le fait littéraire lui-même dans son historicité
variable. Croiser les deux pratiques, doser le rapport du spéculatif
et de l’imaginatif en chacune d’entre elles, les décroiser
et les recroiser suppose qu’on sache toujours et en tout lieu
et, oserons-nous ajouter à toute heure, où passe la frontière,
où s’effectuent les identités, où se projettent
les effets, alors que les modalités mêmes de l’interrogation
viennent d’abord de l’une d’entre elles. Et les questions
se modifient en même temps qu’elles se posent, prises qu’elles
sont dans des configurations impensables sans leur rapport au moins
historique d’inclusion ou d’exclusion (poétique,
herméneutique, grammaire, esthétique, philosophie).
Nietzsche, dans sa tension des années 1870 pour penser la civilisation
grecque dans le rapport science, philosophie (sagesse) et art, conjoignait
et disjoignait à la fois l’art et la philosophie, identifiant
seulement leur contenu : « Grand embarras de savoir si la philosophie
est un art ou une science. C’est un art dans ses fins et sa production.
Mais le moyen, la représentation en concepts, elle l’a
en commun avec la science. » Du coup, l’avantage était
du côté d’Héraclite qui, soulignait Nietzsche,
« ne vieillira jamais » parce qu’il est la «
poésie hors des bornes de l’expérience, prolongement
de l’instinct mythique », et que sa philosophie possède
du coup une « valeur d’art » — une valeur d’art,
pas une forme d’art. Deleuze dirait encore autre chose. Mais pour
le présent — et à cette aune le temps de Nietzsche
et le nôtre sont contemporains —, c’est-à-dire
après cette unité poésie / philosophie dans le
traitement de l’instinct à l’intérieur de
moyens différents aptes à suturer une civilisation, le
constat de Nietzsche que le temps des « fictions conceptuelles
» a passé peut, semble-t-il, toujours être le nôtre.
Peut-être Walter Benjamin serait-il, dans sa solitude, le dernier
à poser le problème.
Un détour, peut-être, s’impose. Repassons par le
langage, ce commun certain et troublant à la littérature
et à la philosophie. Rapport d’un langage et d’une
expérience que le poème (au sens large incluant roman,
récit, théâtre). Osons une image : dans l’acte
dont le résultat est appelé littérature, le nœud
coulant du langage serre jusqu’au bout la gorge de l’expérience
et il le fait à l’instant où elle s’élabore
dans le langage qui la porte. Par le langage se libère quelque
chose qui demande d’abord une indétermination généralisée
de l’impulsion qui met en mouvement, « impulsion éthique
antérieure à toute morale » qui se conçoit
comme une « force [qui] déclenche une pensée qui
ne se soucie pas encore au départ de sa direction, mais qui vise
la connaissance et veut atteindre quelque chose avec le langage et par
le langage » dit Ingeborg Bachmann. Ni direction philosophique,
ni direction littéraire dit-elle encore, et qui est « toujours
autre ».
Rapport d’un langage et d’une expérience ? Mais Descartes,
Spinoza, Montesquieu aussi, sans parler de Rousseau. Mais Nietzsche,
d’autres encore. La différence reculerait-elle encore,
bien précieux pour se diriger vers la relation, mais inatteignable
lui-même ? Peut-être pas. Si la littérature comme
poème se caractérise par la capacité d’écrire
dans l’absence d’orientation, l’écrivain étant
corollairement celui qui ne peut manier le langage a priori, alors,
pour le poème, le langage est le lieu de transformation de cette
disponibilité à l’absence d’orientation, éthique
même de la littérature. Tandis que la philosophie serait,
du coup, plutôt la disponibilité à la transformation
d’une orientation par le concept, charge à lui de trouver
son langage. Ou encore, passant par le sommeil, comme si on devait en
passer par là, ouvrir la relation à coups d’images
: le poème affronte le langage à partir du fait qu’on
a dormi et qu’on dort encore peut-être au moment où
on parle. Peut-être que la philosophie au contraire s’écrit
à partir du fait qu’on se réveille, qu’on
vit et pense depuis cet éveil dont le grand poète Aïgui
nous dit qu’il est « à ce point “ tout ”
qu’on ne lui a même pas attribué un Dieu spécial
comme au Sommeil » (Sommeil et poésie). Aïgui jette
le sommeil dans la balance — Aristote, dans ses Leçons
de physique, s’appuie sur les dormeurs de l’île de
Sardos qui « n’ont à leur réveil aucun sentiment
du temps ». Le somnambulisme de la parole poétique éveille
à ce qu’on voit quand on s’endort, rêve peut-être
tout éveillé au beau milieu d’un sommeil diurne.
L’écarquillement des yeux dans la parole philosophique
—héroïsme et violence spécifiques, non pas
moindres — fait du réel une hypothèse au sein de
laquelle on peut faire surgir des discriminations. Inversement, dans
le poème, la discrimination est ajournée dans l’allégorie
continuée de l’indécidable même.
Ajoutons encore que le rapport littérature / philosophie est
sans doute à trois termes : entre les deux se tient ce qu’on
appelle de ce terme vague pensée, outil vague, no man’s
land que tout le monde habite, précieux de cela justement, parce
que même s’il n’est pas, ce terme, discriminant en
lui-même, il reste le vigilant, le phare allumé en pleine
nuit, l’indice d’une certitude pour laquelle s’échouer
ou passer résulte aussi d’un acte du navigant. Il autorise
tous les franchissements de frontière, de la littérature
vers la philosophie, de la philosophie vers la littérature. La
navigation en temps de trouble ou de détresse est difficile dans
les deux sens et, peut-être, l’important est-il de passer
plutôt que de savoir où on est exactement. On est sûr
en tout cas de la valeur indicielle et symptomatique de la relation
pour la crise et la transformation du langage et de l’histoire.
Ce que Hermann Broch savait et disait dans ses concepts : « Précisément
parce que l’"esprit" de l’époque, que la
littérature doit assimiler dans son image totale, si elle veut
satisfaire à son devoir de représenter l’univers,
est devenu un esprit bâtard et même la négation de
l’esprit, la littérature est poussée à lancer
un avertissement éthique sans avoir désormais, il est
vrai, la possibilité ni le droit de le faire sous forme de "prophétie
mythique" ». L’obligation de regarder un peu plus attentivement
ce qui se passe dans le rapport littérature / philosophie, manifestée
de façon plus nourrie ces dernières années, conduit
peut-être à faire du troisième terme soit l’indice
du passage, soit le passeur lui-même. C’est parce que la
littérature pense qu’il est soudain urgent de la regarder
avec en face la philosophie, c’est parce que la philosophie s’écrit
dans une énonciation rigide et nécessairement telle qu’elle
doit se pencher sur la réserve de fiction conceptuelle qu’est
depuis longtemps la littérature.
Ainsi, depuis cette séparation originelle qui fut probablement
« pour la philosophie elle-même, fondatrice » (Philippe
Lacoue-Labarthe) et quelle que soit la manière dont on envisage
la disposition des regards (littérature dans la philosophie,
philosophie de la littérature, littérature et connaissance…)
il y a plusieurs façons, pour la littérature (pour ce
qui, depuis Iéna, se conçoit comme littérature),
d’inquiéter la philosophie. L’écriture assurément,
la question du style philosophique, est l’un de ces points autour
desquels la relation s’exacerbe. En marge de son propre exemplaire
des Observations sur le sentiment de beau et de sublime, Kant porte
la remarque suivante : « C’est une incommodité pour
l’entendement que d’avoir du goût. Il me faut lire
et relire Rousseau jusqu’à ce que la beauté de l’expression
ne me perturbe plus du tout ; alors seulement je peux appliquer ma raison
à le comprendre. » Jamais Kant n’a fait de Rousseau
une lecture inamicale ; impossible de le ranger dans la troupe de ceux
qui considèrent que l’auteur d’Émile fait
passer des sophismes à force de charmes. Rousseau a fait pour
le monde moral ce que Newton avait opéré pour le monde
physique, pense au contraire Kant. Depuis ces bonnes dispositions, depuis
cette prise au sérieux se propose pourtant ceci : à force
de lecture (de lectures), exténuer une beauté importune.
Conjurer les charmes pour accéder aux philosophèmes. Pour
accéder à leur intelligence ; à la capacité
d’exercer sur eux mon jugement. Répétée,
la lecture devient une opération : centrifugation par laquelle
le culot de la philosophie s’isole de la littérature, une
écume.
Séparation encore chez Peirce — mais sans bienveillance,
cette fois. Dans le Cahier vert (Collected Papers I, 18), il distingue
les « strong thinkers » de ceux qu’il nomme les penseurs
faibles — « weak thinkers ». Les premiers, ce sont
les scolastiques ; les faibles sont les humanistes — et Peirce
compte implicitement Descartes au nombre de ces derniers. « Toute
leur énergie se portait à écrire dans une langue
classique et à atteindre à un style artistique dans l’expression.
» De là, la néologie de Peirce : « Je suis
tout à fait d’avis qu’il faut inventer des mots nouveaux
pour exprimer des idées nouvelles. » (Première lettre
à Lady Welby). Ainsi voit-on l’un de ceux auprès
de qui la pensée moderne du langage a contracté l’une
de ses plus inextinguibles dettes s’inquiéter, au bénéfice
d’une philosophie dès lors conçue comme science,
d’un certain type de mise en ordre de marche du langage dans les
séductions d’une « écriture classique ».
Pour le philosophe, dans l’ordre du langage, pas d’autre
invention possible que lexicale.
Philosopher en phrases ou philosopher en propositions ? Telle que Peirce
la pense et la pratique, la philosophie exclut l’écriture
; sans l’écriture, Montaigne n’existe pas comme philosophe.
Par quoi est rendue sensible la solidarité fondamentale entre
la question de l’écriture philosophique et celle d’un
philosopher en première personne que l’actuelle prolifération,
autour de quelques figures majeures, de discours bio ou autobiographiques,
place sous une lumière nouvelle. Pourquoi raconter un philosophe
? Et plus encore : quelle est la légitimité (la nécessité)
du discours autobiographique du philosophe ? Descartes avait écrit
une Histoire de mon esprit : qu’est-ce qu’ajoute, à
l’intelligence des productions d’un « esprit »,
la connaissance de son « histoire » ? Si la question vaut
pour Descartes, elle ne saurait, paradoxalement, concerner en priorité
les Méditations métaphysiques. Car si le je du cogito
est bien celui de l’auteur (un je dont la soustraction signifierait
non pas le retrait des Méditations hors du champ de la philosophie
mais serait leur impossibilité, leur négation même)
ce n’est pourtant pas un je lesté de biographie. Le biographique
peut éclairer la genèse des Méditations, le processus
qui porte vers elles. Il ne dit rien du processus qu’elles constituent.
En revanche, la solidité du Discours de la méthode repose
en partie sur ces pages d’ouverture fameuses dans lesquelles Descartes
remémore les années de sa formation.
L’écrivain Pierre Bergounioux s’est sauvé,
adolescent, en lisant le Descartes des Méditations (comprendre
ce texte n’est pas lire mais expérimenter). Pas d’antagonisme,
alors, mais une dépendance, mutuelle et selon mille trajets vérifiée.
Emmanuel Hocquard : « Ma première rencontre avec l’œuvre
de Clément Rosset remonte à l’époque où
parut Logique du pire. La lecture de ce traité affirmateur de
hasard, insolite, insolent et drôle, qui me fit notamment redécouvrir
Lucrèce, eut sur moi un effet aussi déterminant que, sur
d’autres, les écrits de Bataille ou de Maurice Blanchot.
Je ne veux pas dire que j’ai trouvé dans la lecture de
Clément Rosset des incitations particulières à
écrire de la poésie. Encore moins que j’y ai puisé
une philosophie que je sous-traiterais dans mes poèmes. Non,
je dirai simplement que ce fut pour moi, à un moment donné,
une rencontre heureuse (kaïros) et que dans cette rencontre je
me sens en durable sympathie. » Chaînes innombrables et
maillons sans nombre : Schopenhauer est lu par Thomas Hardy, par Tolstoï,
par Maupassant. Est-il absurde de penser que l’œuvre de Michel
Foucault — lui-même interprète de Roussel, de Rousseau,
de Flaubert, interlocuteur infatigable des écrivains de son temps
(Tel Quel), etc. — a rendu à certains égards possible
celle de Pierre Michon (les Vies minuscules) ? Marivaux, lecteur de
Malebranche, est lu par Hegel, qui est lu par Villiers de l’Isle-Adam,
par Joyce, par Queneau. Grâce à Pierre Macherey, on entend
mieux les divagations hégéliennes du dernier. Mais qu’est-ce,
pour un écrivain, que prendre en charge une philosophie qui n’est
pas (pas d’abord, pas toujours) la sienne ? Schopenhauer (son
cadavre) devient un personnage chez Maupassant (voir le conte «
Auprès d’un mort »). Représenter, donc, voilà
une première figure. Pas la philosophie : le philosophe. Mais
encore — seconde figure —, la littérature comme pédagogie
du philosophique. Assurément, dans cette configuration-là,
la littérature est en position de faiblesse (sous-traitance,
dirait Hocquard). « Il est assez triste que, de nos jours, la
vérité doive faire soutenir sa cause par des fictions,
des romans et des fables. » Que Lichtenberg déplore ici
la nécessité où se trouve la philosophie d’en
passer par la littérature (déplore en somme un état
des esprits), dit assez qu’il admet comme naturelle, légitime,
l’idée d’une littérature comme sous-traitance.
Comme miel cachant l’amertume. Comme géniale simplification
pédagogique. Or dès les Lumières (et même
avant elles : Cervantes), la littérature s’est parfois
assignée pour tâche non d’expliquer, de simplifier,
de mettre en musique la philosophie mais de la compliquer. Troisième
figure — et il en est d’autres. Rousseau, dans La Nouvelle
Héloïse, « complique » Helvétius. Et
se complique lui-même. Laclos dans Les Liaisons dangereuses ne
sous-traite pas Helvétius, ne l’illustre pas mais l’éprouve.
Le pense. Laclos écrit Les Liaisons dangereuses pour savoir ce
qu’il pense d’Helvétius ; savoir ce qu’il faut
en penser. Et rien ne dit d’ailleurs qu’au bout de l’écriture
il y ait eu une réponse. Bientôt Kant examinera «
l’Emile, la Nouvelle Héloïse, au même titre
que toute découverte physique qui venait à lui être
connue » (Herder). Etc.
Il arrive donc parfois que la relation littérature / connaissance
(connaissance de la cruche par Ponge et connaissance aussi de la cruche
par le lecteur du proême qui porte ce titre ; connaissance de
l’ombre dans l’Éloge de l’ombre de Tanizaki
— et, dans les mots [1], quelle science de la cruche ou de l’ombre
hors de la littérature ?) prenne un tour particulier : connaissance
(investigation, mise à l’épreuve, examen) de la
philosophie (de telle question philosophique) dans et par la littérature.
Comme un retour. Car si la philosophie dès longtemps a pensé
la littérature (c’est la fonction de cette branche spécifique
de la philosophie qui a nom esthétique) ce n’est que plus
récemment qu’elle s’est mise parfois à penser
avec la littérature. Plus seulement penser Proust (ou Mallarmé)
mais penser avec Proust.
C’est qu’il y a plusieurs façons, pour la littérature,
de poser des problèmes à la philosophie. Certaines d’entre
elles s’illustrent dans la variété et la richesse
des pages qui suivent.
Jean-Patrice COURTOIS et Yannick
SEITÉ
1. Dans les mots car Georges de la Tour connait l’ombre et Chardin
ou Picasso connaissent la cruche, ô combien !
Note de la rédaction. Pour des raisons
de place, nous avons dû nous résoudre à reporter
la publication de quatre contributions au dossier « Littérature
& Philosophie ». Ce dossier trouvera donc un prolongement
dans notre prochain numéro
avec les études de Martine Broda (« Paul Celan et Walter
Benjamin »), Serge Martin (« Il y a pli & pli –
Penser avec le sujet du poème »), Christian Donadille («
Pascal Quignard ou le jansénisme de l’écriture »)
et Serge Bident (« Le non-lieu herméneutique – Salman
Rushdie et les Versets sataniques »). Hölderlin
et Robert Desnos seront également
au sommaire de notre livraison de mars, à travers deux substantiels
dossiers et des textes de Luis Cernuda, Jean-Paul Michel, Jean-Claude
Schneider, Roger Laporte, György Lukács, Jacques d’Hondt,
Hermann Hesse, Israël Eliraz, François Garrigue, Paul Louis
Rossi, Gérard Cartier, Bernard Vargaftig, Lionel Ray, Gérard
Farasse, Olivier Barbarant, etc. Enfin, dans ce même numéro,
le « Cahier de création » sera consacré à
la poésie portugaise d’aujourd’hui. Il s’ouvrira
par un hommage à Antonio Ramos Rosa (essais, entretien et poèmes
inédits).