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Littérature & peinture et Elfriede Jelinek
Gérard de Nerval, Pierre-Albert Jourdan et Aïgui
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L'intégralité des numéros en Dvd (1923-2000)
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Nous vous proposons dans cette rubrique études & documents qui permettent, en complément des actes du colloque consacré à la revue, de feuilleter quelques pages de la riche histoire d'Europe...
Etudes
Documents (à venir)
Etudes & documents
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J.L Leutrat - Allocution d'ouverture
H. Béhar - Les tables d'Europe
M.C. Bouju - Europe & ses éditeurs
P.E. Robert - Europe, 1934-1939 : les voyages en URSS
N. Racine - Commémorations d'écrivains entre les deux guerres
M. Collot - Supervielle l'européen
N. Raoux - Quand Europe s'ouvrait à "l'autre Allemagne"
J.Y. Guérin - Rédacteur en chef Jean Cassou
A. Roche - La critique littéraire & ses présupposés dans Europe dans les années 30
H. Meschonnic - Europe pour la poésie, la poésie pour Europe aujourd'hui
C. Dobzynski - Un regard intérieur
Actes
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Tables de la revue (1923-2000)
Une petite histoire d'Europe (en préparation)
Actes
du colloque Europe, une revue de culture internationale, 1923-1998 
Tables
de la revue (1923-2000) 
Quelques pages d'histoire
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Homère Mai 2001
La poétique efficace d'Homère On dit qu’Eschyle, le plus ancien des dramaturges athéniens
dont l’œuvre soit parvenue jusqu’à nous, affirmait
modestement s’être nourri des miettes du festin d’Homère.
C’est sans doute une caution suffisante pour qu’après
avoir consacré un numéro aux tragiques grecs, Europe se
penche sur le poète que le plus vénérable de ces
tragiques revendiquait pour sa principale source d’inspiration,
partageant au demeurant en cela l’admiration unanime de ses compatriotes
qui, dès avant le siècle de Périclès, avaient
élevé l’Iliade et l’Odyssée au rang
de monuments classiques (sans les mettre pour autant à l’abri
de la critique, puisque la culture grecque ancienne ne connaît
pas d’orthodoxie inattaquable). L’initiative, attribuée
aux Pisistratides, de fixer le texte des deux épopées
en une forme définitive pour éviter que les récitants
n’y introduisent des variantes de leur cru et ne déforment
l’original, en une civilisation où pourtant l’oralité
était encore très prégnante, témoignerait
si besoin était de la position d’exception que la Grèce
reconnut très tôt à leur auteur. De fait, ni les
écoliers qui déchiffraient en ânonnant les exploits
d’Achille ou les errances d’Ulysse, ni leurs maîtres
d’école ou autres intellectuels du Ve siècle ne
doutaient le moins du monde que les deux monuments inauguraux de leur
littérature fussent à mettre au compte d’un aède
unique, d’un compositeur de génie, et que le nom de ce
créateur, atteignant dès les aurores une perfection qui
ne pourra plus ensuite quêtre approchée, eût été
Homère. C’est bien plus tard que vint la querelle —
dont les deux siècles passés nous ont renvoyé les
échos amplifiés — qui mit aux prises « analystes
», partisans d’un découpage des poèmes visant
à retrouver les différentes couches superposées
plus ou moins adroitement par des générations successives
de chanteurs, et « unitaristes », défenseurs de la
position traditionnelle confiant à un seul auteur sinon la composition
ex nihilo des épopées, du moins la dernière mise
au point, celle qui leur a conféré cette cohérence
et cette beauté époustouflantes dont aujourd’hui
encore nous sommes frappés. La dispute a fait long feu et les
savants contemporains, même quand ils se prononcent en un sens
ou en l’autre comme certains collaborateurs de notre recueil,
le font avec moins de flamme, sans doute pour cette raison que les anthropologues
nous ont définitivement convaincus, analyses structurales à
l’appui, qu’une œuvre collective, une production populaire
n’est condamnée ipso facto ni à la médiocrité
ni à l’incohérence. L’enjeu n’est plus
dès lors de préserver un texte canonique de la déchéance
à laquelle l’anonymat l’eût automatiquement
voué ; le principal argument des unitaristes — celui de
la qualité et de la puissante cohésion des deux épopées
— perd ainsi sa valeur probante, mais réciproquement, l’accord
se fait de manière quasi unanime sur ces deux caractéristiques
des œuvres : qu’on les tienne pour collectives ou individuelles,
avec toutes les positions intermédiaires imaginables, il n’est
plus guère de savant pour contester l’homogénéité
extraordinaire et le statut d’œuvres organiques de l’Iliade
et de l’Odyssée. Reléguée à l’arrière-plan,
cette problématique qui se muait en un affrontement en chiens
de faïence où ni l’un ni l’autre camp n’était
vraiment sensible aux arguments de son vis-à-vis, a ouvert la
voie à de nouveaux questionnements dont l’ambition de ce
numéro est de suggérer la richesse et l’intérêt.
Moins encore que naguère pour les tragiques nous ne prétendons,
bien sûr, faire le tour de tout ce qui se dit aujourd’hui
d’important sur les poèmes homériques. Mais le petit
échantillon que nous offrons au public témoigne indubitablement
de la vigueur de la recherche et de son aptitude à faire surgir
du neuf à partir de textes dont des siècles d’exégèse
n’ont pas tari la fécondité. Bemard MEZZADRI
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